• L'ultim' emissione di a stagione 2017 - 2018. Un intervista cù Ghjuvan Filippu Antolini di u cullettivu I Patriotti.

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  • - Entretien avec Katty Bartoli, présidente de l'Associu Sulidarità, association de soutien aux proches des prisonniers politiques corses (à 6'15'')

    - Lecture de la lettre ouverte d'Alanu Ferrandi et Petru Alessandri rédigée depuis la centrale le Poissy, le 7 juin dernier (à 18'30'')

     

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    Un collectif s'est constitué : PATRIOTTI regroupant une soixantaine d'anciens prisonniers politiques corses, toutes tendances politiques confondues et aux parcours différents mais qui se retrouvent unis dans ce combat pour faire valoir leur droit à vivre dignement après la prison. Sans oublier la solidarité affichée pour les prisonniers toujours incarcérés.

    Le 28 avril dernier, ils ont tenu une conférence de presse dont voici le compte-rendu :

     

    " Nous sommes d'anciens prisonniers politiques corses. 

    Nous avons lourdement payé le prix de notre engagement. Nous continuons encore aujourd'hui, dans notre vie quotidienne, familiale, sociale et professionnelle à en subir les conséquences.
    La répression française ne se limite pas à l'incarcération et à la déportation, elle continue son oeuvre, afin de s'assurer de notre neutralisation intellectuelle et notre exclusion des champs sociétaux, alors que nous avons purgé nos années de prison.
    -Ainsi nombre d'entre nous sont désormais inscrit au FIJAIT (fichier judiciaire automatisé des infractions terroristes).
    Ce fichage a pour effet de restreindre les déplacements, en nous obligeant à signaler tout départ à l’étranger, mais aussi nous oblige à nous signaler en gendarmerie ou commissariat tous les 3 mois, et ceci pour une durée de 20 ans. Il s'agit de fait, d'une liberté conditionnelle perpétuelle.
    Le fait de ne pas se soumettre à ce fichage entraîne de nouvelles sanctions.
    Ces restrictions de libertés sont d'autant plus inacceptables, que ce fichier a été créé suite aux attentats de Charlie Hebdo et du Bataclan.
    Il visait les islamistes radicaux condamnés, et avait pour but de les empêcher notamment de rejoindre des zones sensibles comme la Syrie, une fois leurs peines de prison effectuées.
    Les tenants de la dérive sécuritaire et répressive de l'Etat français, ont profité du contexte dramatique des attentats islamistes pour nous inclure dans ce schéma.
    Politiquement, philosophiquement et moralement nous contestons solennellement ce fichage et ces qualificatifs.
    Nous ne sommes pas, et nous n'avons jamais été, des terroristes, et nous réfutons fermement l’amalgame malsain avec les islamistes radicaux et leurs actes.
    Deuxième effet pervers et perpétuel de cette répression:
    la réclamation d'amendes exorbitantes, qui ont été prononcées au tribunal civil, contre ceux d'entre nous, qui ont été condamnés pénalement pour des destructions de biens, le plus souvent appartenant à L'Etat. Ces amendes varient, entre plusieurs dizaines de milliers d'euros, et plusieurs centaines de milliers d'euros. Le montant total réclamé dépasse les 10 millions d'euros pour l'ensemble des patriotes condamnés.
    Ces amendes sont impossibles à rembourser. Elles sont systématiquement réclamées à la sortie de prison.
    Elles vont à l'encontre du principe de réinsertion sociale et professionnelle, elles constituent un casse tête insoluble et une énorme pression à la sortie de prison. Elles rendent impossible la transmission des héritages familiaux qui seraient automatiquement saisis par l’Etat français.
    Elles constituent un moyen de pression et de torture psychologique dans certains cas.
    Des relances par les services fiscaux avec des mises en demeure de payer sous 30 jours, ont été reçues parfois 10 ans après les condamnations et 15 ans après les faits. Cette condamnation perpétuelle poursuit l'ancien prisonnier dans tous les aspects de sa vie, bien qu’il soit censé avoir payé sa dette à la société par de longues années d’incarcération.
    Elles sont un moyen de constriction et de pressions psychologiques, inacceptables pour nous.

    D'autres contraintes liberticides accompagnent la vie d'un ancien prisonnier politique:

    -la suspension des droits civiques, empêchant les militants politiques que nous sommes de voter ou briguer des mandats électifs et participer à une consultation démocratique. Nous ne sommes ainsi plus des citoyens mais simplement réduits à notre ancienne situation pénale.

    L'interdiction de de détention et d’utilisation d'armes de chasse, alors que la chasse est une pratique culturelle et sociale, écologiquement régulatrice.

    Issues de toutes les tendances du mouvement national, nous avons décidé de créer le collectif PATRIOTTI, qui regroupe les anciens prisonniers politiques corses.
    Nous sommes dès aujourd’hui une soixantaine et estimons que la situation répressive commande l'unité nationale.
    Les restrictions des libertés se généralisent et ne concernent pas que les anciens prisonniers politiques. On assiste à une dérive sécuritaire de certaines démocraties occidentales, dont la France qui profitent du contexte international dramatique, pour restreindre les libertés et minorer les voix qu'elles considèrent divergentes, comme celle de la lutte d'émancipation du peuple Corse.
    Au-delà, ce sont les libertés individuelles qui sont de plus en plus bafouées.
    Nous inscrivons notre démarche dans la défense des libertés individuelles et collectives du peuple Corse.
    Tout le monde est concerné au delà des les anciens prisonniers politiques.
    Nos libertés sont les libertés de tous, la liberté ne se divise pas....
    Nous appelons toutes les forces patriotiques et toutes les forces vives progressistes à nous soutenir.

    Nos objectifs sont simples

    1 le retrait du FIJAIT pour les patriotes Corses
    2 l'effacement des amendes des patriotes condamnés.

    Quatre d'entre nous: Stephane Tomasini, Marc Clement, Felix Benedetti, Jean Marc Dominici. ont dors et déjà refusé, de se soumettre su FIJAIT, ils font l'objet de poursuites judiciaires en cours. A travers leurs cas, nous mènerons des actions en justice sur le non respect du principe de non rétroactivité de la loi pénale en France. Le FIJAIT qu'il leur est appliqué, n'existait pas au moment de la commission des faits reprochés.

    Nous utiliserons toutes les voies de recours juridiques notamment la
    question préalable de constitutionnalité et pour chaque cas nous saisirons aussi individuellement la commission européenne des droits de l'homme.
    Pour les amendes nous sollicitons l'ensemble du peuple Corse pour soutenir cette demande d'effacement.

    En attendant, il est pour nous impensable que les patriotes qui ont payés le plus durement l'engagement pour l'émancipation, en assument seuls la charge.
    Nous sommes persuadés, que les élus répondront à notre appel, car nous n'avons pas été poursuivis pour des faits personnels, mais pour une cause commune...

    Sur le FiJAIT, comme sur les amendes,
    Nous mènerons des actions de sensibilisation, une pétition est lancée ce jour, nos actions iront crescendo et se durciront si nous ne sommes pas entendus.
    L'issue des pseudos discussions entre la représentation élue de la Corse et le gouvernement français, avec une petite reforme qui s'appliquera dans toute la France sans spécificité, montre une chose:
    Les rapports de la tutelle française n'ont malheureusement pas beaucoup changé avec la petite colonie de Corse, et ceci malgré la volonté d'émancipation affichée par le peuple Corse, qui s'est exprimé majoritairement et démocratiquement.
    Nous non plus nous n'avons pas changé! malgré les années de prison, notre engagement au service de notre terre reste inébranlable.
    Nous saluons nos frères emprisonnés.
    Charles Santoni qui condamné à 28 ans en a effectué 22 et est toujours détenu. La durée de sa détention est exceptionnelle.
    Nous dénonçons la vindicte d'Etat, assumée officiellement par le président Macron, pour les prisonniers politiques détenus hors de Corse : Alain Ferandi, Pierre Alessandri,Yvan Colonna .
    Ils ne pourront rester définitivement détenus. Pour des faits similaires d'autres condamnés d'AD (action direct) ou d'Iparetark ont été libérés après 19 ans de prison.
    Tant qu'il restera un seul prisonnier politique corse, le règlement politique de la question Corse ne pourra être soldé.
    Libertà per tutti i Patriotti.
    Nous saluons enfin le sacrifice et la mémoire de tous nos frères qui ont donné leur vie pour un idéal de liberté.
    Forti seremu se uniti semi.
    Nous appelons tous les anciens prisonniers à rejoindre notre démarche.

    Voici les 71 anciens prisonniers, signataires du collectif PATRIOTTI :(Liste évolutive )
    Albertini Jean-Luc ; Alessandrini Julien ; Antolini Jean-Philippe ; Antonelli Jean-Pierre ; Artily Michel ; Adami Antoine ; Ballester Baptiste ; Battestini Nanou ; Benedetti Felix ; Beretti Eric ; Bernard Frédéric ; Bozieglav Guy ; Carolaggi Jean-Paul; Casanova Jean ; Casimiri Dumè ; Clément Marc ; Colleoni Marc-Antoine ; Colombani Jean-Pierre ; Confaix Pierre ; Corda André ; Costa Sauveur ; Dominici Jean-Marc ; Ettori Michel ; Fabiani Jean Claude ; Fieschi Jacques ; Filippi Jacques ; Filippi Ours Jean ; Franzoni Raphaël ; Frediani Jean-Noël ; Giamarchi Jules ; Giannesini Coco ; Giraud Gérard ; Gonzalez Thierry ; Gorovenko Jean Pascal ; Iacuzzo Nicolas ; Istria Baptiste ; Istria Gérard ; Istria Paul ; Joanenc Christian ; Leca Stéphane ; Loviconi Yves ; Luchinacci josé; Marchini Antoine ; Marcellesi Felix ; Maestroni Jean ; Marras Eric ; Martinetti Didier ; Mattei Marie Hélène ; Mondoloni Jean-Luc ; Murati Patrice ; Nasica Joseph ; Ottavi Jean-Luc ; Padovani Michel ; Paoli Tony ; Peraldi Antoine ; Peraldi Joseph ; Peraldi Laurent ; Perrot Jean-Paul ; Pittiloni Jean-Marie ; Poggi Guy ; Poli Joseph ; Quilichini François ; Rogliano Roch ; Ruggeri Alain ; Sauli Olivier ; Santelli Hervé ; Scarbonchi Stephane; Tesi Patrick ; Tomasini Stéphane ; Versini jean Michel ; Versini Joseph.

    Simu anziani prigiuneri pulitichi corsi.
    Avemu pagatu caru u nostru impegnu. Cuntinuemu oghje, inde a nostra vita d’ogni ghjornu, di famiglia, suciale, prufessiunale à pate ne e cunsequenze.
    A repressione francese ùn hè micca limitata à l’incarcerazione è à a depurtazione, si vole oghje ghjornu annientà u nostru ragionu è mette ci à u sbandu d’ogni campu sucetale, alora chì l’anni di prigione sò daretu à noi.
    - U fattu si stà chì parechji di i nostri sò scritti à u FIJAIT (fichier judiciaire automatisé des infractions terroristes).
    Issu schedame hà pè sboccu di ristringhje i nostri tramuti è ci mette in l’obligu di assignalà ci in giandarmeria o in cumissariatu ogni 3 mesi, è quessa vale pè un tempu di 20 anni. Ci truvemu appuntu di pettu à una libertà attempata perpetua.
    Un e pudemu accettà isse restrizzione chì cumpariscenu dopu à l’attentatu di Charlie Hebdo, culpia à principiu l’islamisi radicali cundannati è avia pè fine di impedì à ch’elli righjunghjessinu zone à risichi cum’è a Siria tempu scorsa so cundanna.
    I tenenti di a sviata rassicurale è repressiva di u Statu francese, anu prufittatu di u cuntetsu dramaticu di l’attentati islamisti pè inchjustrà ci inde issu schema, sottu à a pretesa chè no fussimu terruristi.
    Ricusemu senz’altru l’appellazione di terruristi è l’appaghjera sbagliata cù l’islamisti radicali.
    Secondu effettu perversu è perpetuu di ssa repressione :
    A chersa d’amende sprupusitate prununziate à u tribunale civile, contru à quelli di i nostri chì sò stati cundannati di modu penale pè spiantu di i bè, u più spessu ropa statale. Iss’amende undighjeghjanu, trà parechji decine di millaie d’euri. A somma tutale chersa franca i 10 milioni d’euri pè l’inseme di i patriotti cundannati.
    Issa somma chersa hè sprupusitata è nimu ùn a puderà rimpattà. Vanu contru à u principiu di riinserimentu suciale è prufessiunale, custituisce un sciappacapu senza sboccu è una pressione tamanta à l’esce di prigione. Anu pè affettu nantu à u longu andà d’impedisce à riguarà e làscite di famiglia chì puderebbinu esse pigliati da rimpattu.
    Cumparisce da mezu di custrinta è di pressione psicologica, chì ùn pudimu micca accettà.
    D’altre custrinte liberticidie accompagnanu a vita di un anzianu prigiuneru puliticu :
    - U fattu ch’elli sianu suspesi i so diritti civichi, impedisce i militanti pulitichi di vutà o di pretende à un mandatu elettivu o puru di participà à una cunsulta demucratica
    - U fattu ch’ella sia pruibita di pussede un’arma pè caccighjà chì pè noi hè una pratica culturale è suciale, regulatrice pè l’ambiente..
    PATRIOTTI
    Cumpostu da patriotti di l’inseme di u muvimentu naziunale, emu decisu di creà u cullettivu PATRIOTTI, chì adunisce anziani prigiuneri pulitichi corsi.
    Di pettu à a sviata securitaria di certe demucrazie occidentale chì a Francia ne prufiteghja pè ristringhje e libertà è ammutulisce e voce di quelli chì sò cunsiderati cum’è for di strada, cum’è quella di a lotta di u populu corsu.

    Aldilà, sò e libertà individuale chì sò calpighjate, scrivimu a nostra l’andatura inde a difesa di e libertà individuale è cullettive di u populu corsu. Tutt’ognunu deve esse toccu, e nostre libertà sò vostre è viciversa.
    Chjamemu ogni forza patriottica è tutte e forze di prugressu à sustene ci.
    I nostri scopi
    1 u ritiru di u Fijait pè i patriotti Corsi
    2 u sguassu di l’amende di i patriotti cundannati

    Quattru di i nostri : Stefanu Tomasini, Marcu Clement, Felice Benedetti, Ghjuvanmarcu Dominici anu elli digià ricusatu di sottumette si à u Fijait, è sò appuntu vittimi di a ghjustizia. A traversu ogni casu ammentatu, purteremu azzione in ghjustizia nantu à a non retroattività di e legge in Francia. U Fijait chì li vene appiegatu ùn esisistia à l’epica di i fatti rimpruverati.
    Anderemu di fronte à u cunsigliu custituziunale è chjameremu à a cumissione eurupea di i diritti di l’omu.
    Pè l’amende, dumanderemu u sguassu tutale, è chjamemu l’inseme di u populu corsu da sustene issa dumanda di sguassu.
    Pè u Fijait cum’è pè l’amende
    Azzione di sensibilizazione seranu pruposte, petizione, l’azzione anderanu crescendo è veneranu più appughjate sè ùn simu micca intesi.
    Nous menerons des actions de sensibilisation, une pétition est lancée ce jour, nos actions iront crescendo et se durciront si nous ne sommes pas entendus.
    Un emu cambiatu mancu stampa ! Magradu l’annate di prigione, u nostru impegnu à u serviziu di a nostra terra ferma interu.
    Salutemu i nostri fratelli imprigiunati.
    Salutemu à Carlu Santoni cundannatu à 28 anni, oghje 22 anni sò stati fatti è ellu hè sempre incarceratu.
    Vulemu dinù mette à palesu a vindetta statale assunta di modu ufficiale da u presidente Macron, pè i prigiuneri pulitichi incarcerati for di Corsica Alain Ferrandi, Yvan Colonna, Pierre Alessandri.
    Un puderanu esse incarcerati ab eternu. Pè fatti simuli d’altri cundannati di AD (Action directe) o d'Iparetark sò stati liberati dopu à 19 anni di prigione.
    Fintantu ch’ellu fermerà un solu patriottu puliticu corsu, u regulamentu puliticu di a questione corse ùn puderà esse sciolta.
    Libertà per tutti i patriotti.
    Saluteremu infine u sacrifiziu è a memoria di tutti i nostri fratelli di lotta chì anu datu a so vita pè un ideale di libertà.
    Forti seremu se uniti semi.

     

     


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  • Scontru cun Dimitri Qenegei è Bilo Railati, riprisentanti di i Ghjovani di u FLNKS (Fronte di Liberazione Naziunale Kanak è Sucialistu) venuti in Pariggi per a Settimana contr'à u culunialisimu. L'uccasione di revene nant'à a situazione di a ghjuventù in Kanaky è l'urganizazione di u referendum d'autodeterminazione u 4 di nuvembre prussimu.

     

    Rencontre avec Dimitri Qenegei et Bilo Railati, représentants des Jeunes du FLNKS (Front de Libération Nationale Kanak et Socialiste) venus à Paris dans le cadre de la Semaine anticoloniale. L'occasion de revenir sur la situation de la jeunesse en Kanaky et l'organisation du référendum d'autodétermination prévu pour le 4 novembre.

     

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  • Incù Michè D'Onofrio (realizatore) pè u prughjettu di u filmu "Aleria 1975", isparatu di l'occupazione di a cantina a Aleria in l'annu 1975 (è di a B.D. di Frédéric Bertocchini). Pè aiutà è compie stu prughjettu di scrittura è mettelu in produzione, autori ne chjamanu a un finanziamentu participativu : https://www.move.corsica/fr/Aleria

     Michè D'Onofrio (réalisateur) nous explique le projet de film "Aleria 1975", d'après l'occupation de la cave d'Aleria en 1975. Ce projet de film a besoin de soutien dès maintenant afin qu'il puisse voir le jour. Les auteurs vous expliquent tout sur la page de financement participatif : https://www.move.corsica/fr/Aleria

     

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